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Lancement des Rencontres théâtrales 2012/13

Le Département de la culture et du sport de la Ville de Genève, en partenariat avec la Haute école de travail social, organise une série de débats autour du Théâtre. Ces rencontres seront l’occasion d’associer les professionnels, les collectivités publiques et leurs partenaires à la réflexion. Elles permettront de préciser leurs visions, leurs préoccupations et leurs propositions.

Une plateforme d’échanges sur le site de Genèveactive.ch proposera à chacune et à chacun d’intervenir avant, pendant et après les débats !

La politique culturelle fait régulièrement l’objet de discussions rassemblant l’ensemble des partenaires concernés comme par exemple lors des Forums organisés par le RAAC ou lors de rencontres par domaine comme par exemple la Commission consultative pour une mise en valeur du livre. Il manquait, dans le domaine du théâtre, une démarche permettant le dialogue et la réflexion sur l’évolution de la politique dans ce domaine.

Les Rencontres théâtrales 2012/13 aborderont diverses thématiques, des plus philosophiques aux plus concrètes. Ainsi seront interrogés l’enjeu du théâtre pour une société mais aussi la responsabilité singulière qui incombe au théâtre public en matière de création et de démocratisation de la culture. Seront également traités les conditions de travail des différents métiers de la scène, le financement des spectacles, le soutien aux compagnies indépendantes, les missions des théâtres genevois, le cahier des charges de la future Comédie et le rayonnement des productions genevoises et romandes.

Dans cette perspective, les institutions culturelles, les associations professionnelles, les collectivités publiques genevoises, romandes et transfrontalières sont invitées à participer à ces réflexions.

Dès le 23 mai, une phase de consultation des milieux culturels sera lancée par le biais d’un site Internet intégré à la plateforme www.geneveactive.ch. Il sera possible de « poster » un commentaire, de réagir à un autre, de préciser les attentes de chacune et chacun et d’affiner le profil et le contenu des rencontres à venir. De plus, le site proposera et accueillera volontiers des contributions plus développées.

Pour concevoir et organiser les Rencontres, le Département de la culture et du sport a sollicité la collaboration de Jacques Magnol, journaliste culturel et fondateur de Geneveactive, Natacha Jaquerod, scénographe et auteure du Livre Blanc des métiers de la scène du côté des coulisses, Scènes de travail et de Mathieu Menghini, professeur HES chargé d’enseignement en histoire et pratiques de l’action culturelle à la Haute école de travail social.

Une saison autour du théâtre

portrait du magistrat Alors que le nouveau Conseil administratif me confiait les destinées du Département de la culture (devenu Département de la culture et du sport), j’étais bien conscient que s’il y a un domaine qui est à la fois passionnant et passionnel, c’est celui  du théâtre. Dès mon entrée en fonction en juin 2011 (et même auparavant), l’actualité théâtrale s’est immédiatement imposée. Que cela concerne le relogement urgent d’une compagnie, une nomination ou une nouvelle convention, les décisions dans le domaine du théâtre suscitent discussions et controverses. J’ai aussi constaté qu’au-delà des réactions ponctuelles, parfois argumentées, parfois épidermiques, et toutes légitimes, ces échanges se faisaient le plus souvent « entre deux portes » et pas de manière construite et ouverte, sauf dans le cadre des forums du RAAC ( mais qui couvrent aussi de nombreux autres enjeux).
C’est pourquoi je souhaite rencontrer les milieux professionnels et initier une relation sur du long terme.  Au-delà de ces dossiers ponctuels, de nombreux sujets vont nous occuper ces prochains mois; le projet de la nouvelle Comédie, le relogement de la Parfumerie, la rénovation du théâtre de Carouge, le soutien aux intermittent-e-s, les travaux à finir au Galpon…

La diversité des associations professionnelles et des « familles » théâtrales favorisera certainement des échanges de vue enrichissants et vivants. Par ailleurs, je saisis l’opportunité de la nouvelle loi cantonale sur la culture pour ouvrir à nouveau les discussions entre collectivités publiques. Huit soirées seront donc consacrées au théâtre avec les objectifs suivants: construire une politique théâtrale en partenariat, améliorer le soutien aux institutions et aux compagnies, valoriser la création et favoriser l’accès pour le public.

Je me réjouis de partager ces soirées avec vous dès le 24 septembre prochain et d’ici là de lire vos interventions sur le site des Rencontres théâtrales!

Sami Kanaan

 

Les enregistrements des rencontres sont disponibles au format audio ou vidéo sur les pages des soirées:

20 réponses

  1. Jacques Michel

    La circulation des spectacles

    La meilleure manière de sortir de sa cave, c’est d’aller visiter la cave des autres.

    Après avoir travaillé pendant plus de 40 ans à construire des outils de production théâtrale en Suisse Romande, vient maintenant le temps d’affiner les outils de la circulation des spectacles, de développer la diffusion.

    Il m’apparaît évident qu’il faut envisager le Théâtre d’ici comme le Théâtre d’une Région qui doit encore inventer sa forme.

    La future Nouvelle Comédie pourrait en être un des vecteurs fédérateur. La circulation des spectacles c’est aussi l’idée d’aller rendre visite à nos amis et confédérés alémaniques, tessinois, et pourquoi pas romanches.
    Qui parmi nous est déjà allé jouer à Coire ???

    Dans la perspective de créer des relations plurielles avec les lieux d’accueil et de création, la Corodis l’UTR et le POOL devraient à l’avenir être réformés pour qu’ils soutiennent la Création professionnelle sous toutes ses formes en dépassant la notion de parrainage. Dans ce sens là il est évident que Label+ est à questionner dans la même perspective.

    Il faut également augmenter de façon significative les enveloppes des Villes et des Cantons romands, destinées aux reprises et aux tournées. Faire vivre les spectacles plus longtemps est un pari gagnant pour tout le monde. Non seulement les spectacles s’améliorent dans la durée, les publics qui peuvent les voir sont plus nombreux, les artistes en travaillant plus longtemps dans la saison peuvent développer une meilleure qualification et obtenir une meilleure couverture sociale, et le nombre d’artistes au travail augmente puisque on ne peut pas jouer sur deux plateaux en même temps.

    Je pense qu’il faudrait mieux équilibrer les enveloppes Création – Reprises quitte à ne pas augmenter dans les temps à venir les enveloppes pour la création.

    Aujourd’hui trop de spectacles sont créés pour des séries de représentations vraiment trop courtes. Il faudrait mettre en place une forme d’aide automatique aux Compagnies qui trouvent des débouchés dans plusieurs lieux, pour stimuler la circulation des spectacles professionnels et créer une émulation culturelle au niveau de cette Région.
    De cette circulation pourraient émerger des spectacles phares qui pourraient trouver des débouchés hors de nos frontières.

    Le théâtre évolue vers la pluralité des genres et des esthétiques. A l’image d’une Suisse plurielle, des expressions diverses, identifiées comme régionales, pourraient oeuvrer à la conscientisation de l’idée de Région
    Suisse Romande par la culture, et d’une identité par rapport à la communauté francophone qui nous environne.

    Travailler à la circulation des spectacles en Suisse, c’est œuvrer à la cohésion d’un peuple.
    Développer une identité Suisse française c’est un challenge à la hauteur des ambitions romandes à venir.
    La Culture du chacun chez soi fruit du fédéralisme indépassable est notre principal obstacle à surmonter.

    Les temps risquent d’être difficiles pour les années à venir, et les partenaires francophones risquent d’avoir encore moins de ressources pour acueillir des Compagnies suisses.
    Le marché intérieur peut être une vraie planche de salut, puisque nous pouvons espérer que même dans ces temps difficiles, notre Région aura à cœur de faire entendre sa voix. Pour moi c’est la tâche première du Théâtre Suisse Romand, sans vouloir du tout l’enfermer dans un cadre folklorique.

    Il serait bon également d’ouvrir une antenne suisse romande à Avignon, à l’image de la Belgique qui a un lieu dans le Festival pour promouvoir les productions des Compagnie nationales et leur permettre de pouvoir présenter les projets les plus marquants de la saison.

    Jacques Michel

  2. Olivier MONNEY

    Où élargir le spectre et où le refermer, Là est la question! Danse, théâtre, contes, ce sont là des disciplines bien différentes. Sans en exclure aucunne, comment les rassembler et donner encore du sens au débat avec des gens qui savent de quoi ils parlent?
    C’est vrais, et non seulement dans l’espace scientifique, que la rencontre entre les discipline est une source de richesse incommensurable. Mais que recherche au fond notre société, notre société Genevoise? Certainement pas autre chose que de faire rentrer ses gens dans un cadre défini, et d’exclure tout ce qui ne lui semble pas maîtrisable. Le language pédant des institutions, bien en place, révèle de plus en plus de leur stérilité. Les plus grosses institutions genevoises (justice, SPA, SPMI, etc…) sont devenues totalement incompétantes dans le domaine qui leur a été attribué.Si le théâtre se laise canaliser, ce dernier élément « subversif » jouera-t-il encore son rôle d’ouverture des esprits brimés de la république. Cette discipline est-elle condamnée à la précarité financière pour préserver sa fonction première???

  3. Démocratie, Marché et Création

    Un des problèmes lors de la préparation de mes spectacles est celui du montage afin de capter l’attention du public. Pour moi, un spectacle est réussi dans la mesure où le plus grand nombre de spectateurs a vu le même spectacle.
    Il existe des techniques pour y parvenir et elles sont passionnantes. Quand on les étudie, nous comprenons vite qu’elles dépassent le cadre théâtral, puisqu’elles sont utilisées dans d’autres domaines comme la publicité, le marketing, afin de modeler le comportement des consommateurs culturels, la plupart du temps, à des fins commerciales déclarées.

    Dans notre société de consommation, une partie de la création artistique est devenue simple marchandise. Les enjeux de l’industrie du divertissement ont bouleversé tous les rapports existants entre la manière dont est financée la culture, conditionnant chaque fois de plus en plus comment et que devons nous créer afin de pouvoir vendre et exister en tant qu’artistes.
    Les termes comme rayonnement, part de marché, audimat, nombre de spectateurs dans les salles, ou pire encore la dichotomie entre théâtre élitiste et théâtre populaire, et bien d’autres encore, aident à constituer un discours éminemment économique où peu à peu la diversité est sacrifiée sur l’autel de la standardisation.

    La réussite artistique d’un spectacle du point de vue de l’idéologie néo-libérale, n’est déterminée ni par sa valeur artistique et symbolique, ni par rapport au sens qu’elle crée, mais par le nombre de représentations, de spectateurs, et autres marqueurs économiques qui plaisent tellement et qui la plupart du temps, maquillent des œuvres d’une médiocrité alarmante.

    Il faut donc rester vigilant aux couleuvres du discours néo-libéral !
    Par exemple, on entend de plus en plus sur la place genevoise ce type de discours qui affirme qu’il faudrait avoir un traitement spécial pour les compagnies de théâtre et de danse subventionnées. Le raisonnement est simple, limpide et direct : si elles sont subventionnés c’est parce qu’elles sont rayonnantes, c’est à dire, qu’elles tournent et se vendent bien ! En un mot, comme elles rapportent plus d’argent, il faut donc plus investir sur ces dernières.

    Si nous développons ce type d’argumentation, nous pourrions très vite nous demander à partir de combien de places vendues et de représentations données, une compagnie doit cesser d’être subventionnée. Cinq cent personnes sont telles assez ou peu ? Deux lieux sont suffisants ou pas ?…
    Et la valeur artistique de son travail ? Et l’originalité et la cohérence de sa démarche ? Et la diversité vis-à-vis de la population qu’elle touche ou avec laquelle elle travaille, par exemple des enfants, des personnes âgées, etc. Et la médiation culturelle qu’elle met en route ?
    Peu importe, nous répondra la pensée néo-libérale; la culture est un produit comme un autre, il faut qu’elle se vende et si c’est le cas, c’est qu’elle est de qualité !!! Voici le sophisme ou le grand tour de passe-passe des « marketeurs » de tout bord qui nous font croire que si elle se vend, c’est qu’elle est demandée, désirée !!!

    Nous voilà donc au point de départ, car pour comprendre ce phénomène il faut regarder de plus près les techniques sur l’attention utilisées pour capter et créer des comportements, de goûts de consommation artistiques.
    De ce point de vue, le pauvre Van Goh a sombré dans la misère, car il n’a pas voulu comprendre cette porosité entre la valeur marchande et la valeur artistique d’une œuvre, à la différence d’un Rembrandt ou d’un Poussin qui ont bien compris le lien entre marché de l’art et peinture.
    Cependant personne n’osera dire que la qualité de la peinture de Rembrandt a été déterminée par son activité de marchand de tableaux !

    Oui, c’est une réalité que personne ne peut nier : il y a une industrie du divertissement qui détermine des positions politiques vis à vis du subventionnement de la création et qui met aussi en branle nos opinions sur la démocratie, la diversité, le quantitatif et qualitatif, le populaire ou non populaire.
    Mais, il y a aussi la culture de l’âme dont parle Ciceron, cette culture qui se forge avec des choix personnels, des esthétiques et poétiques qui ne répondent pas forcement aux demandes du marché du divertissement et du loisir, mais plutôt à des valeurs comme le partage, partage « du souci de soi », d’une certaine intériorité, d’un désir de vérité et du travail du corps, d’une envie de privilégier tant le processus que le résultat.

    Si on doit parler de Démocratie, il faut donc se situer dans ce nouveau contexte sociétal où le Dieu tout puissant du marché, (quand on parle du théâtre), est partout et nulle part !

    Les nostalgiques de la démocratie athénienne et de la culture grecque nous font des discours sur la démocratie : la cité et le théâtre. Ils prennent toujours comme référence et comme seule source du théâtre occidental, la tragédie grecque. Ils oublient qu’il ne subsiste de ce théâtre-là, que des textes appartenant à la bibliothèque de l’humanité. Quant à sa pratique, nous ne savons pas grand-chose !

    Constatons : Il y a plus de gens qui vont dans les stades de foot que dans les théâtres. La notion du « peuple » est complètement bouleversée ; le peuple d’Athènes et celui de l’après-deuxième guerre mondiale, lorsque Vitez à créé le théâtre populaire, ne sont aujourd’hui que des vestiges du passé.

    Donc nous pouvons nous demander de quels principes démocratiques s’agit-il, quand nous voulons débattre ici et maintenant ?
    Il s’agit de ceux qui constituent une série de règles pour créer un ordre, pour établir un contrat social qui a comme fonction la protection de la diversité, des minorités, des fragiles et des faibles. Ou bien s’agirait-il de cette démocratie dite représentative avec ses vices et ses vertus (professionnalisation du politique, omniscience des experts, utilisation de plus en plus fréquente d’une terminologie de marketing et de gestion d’entreprises) qui parle au nom du peuple, qui se régit par l’opinion et dont la participation citoyenne s’arrête aux urnes ?

    Oui, en effet, quand on parle de Démocratie la notion du quantitatif prédomine. Parlons-nous d’une société démocratique quand celle-ci fait des efforts pour élargir et renouveler les publics ? Ou quand elle se pose des questions sur comment développer la diffusion des spectacles et se livre à des enquêtes de fréquentation, de statistiques sur les pratiques et goûts culturels des populations ? Ou encore quand-elle débat sur des objets culturels, sur la rotation des produits, de la « culture kleenex » ?

    Mais c’est possible, et dans le cas de ces rencontres théâtrales souhaitable, d’aborder le sens de la démocratie d’un autre point de vue. Celui de la création et des créateurs, sans se laisser piéger par des comptes d’épicier, par des clichés populaires.
    Parlons donc plutôt de la vitalité de l’art et de la création à Genève, de son renouvellement, des nouveaux territoires qui se dessinent, qui apparaissent en marge ou dans l’institution. Mettons les principes démocratiques au service d’exigences artistiques, de la pluralité esthétique.
    Si nous voulons aider la création dans sa diversité, il faudrait trouver comment séparer l’aide à la création des aides à la diffusion, c’est à dire, avoir le courage de s’opposer aux dictats du marché.

    Oui, oui, mais la tendance est autre ! Il suffit de voir la politique de Pro-Helvetia, qui devient un office d’exportation de marchandises culturelles, les changements de la Corodis, une certaine mainmise du pool du théâtre Romand, avec son nouveau bébé « label plus », pour constater que la démocratie et le marché ont des rapports plutôt pervers.

    Et quand on parle du peuple, principe souverain de la démocratie, ayons le courage, d’évoquer ou d’invoquer le public, au nom de l’exigence d’un « élitisme pour tous » afin d’opposer la culture et l’art au vil divertissement.
    Il faut avoir le courage de se dégager du comptable, de la statistique, non pas pour fuir contraintes et astreintes budgétaires, mais pour réfléchir au souffle à donner à une créativité qui à Genève ne se tarit pas.

    Monsieur Kanaan propose de commencer le débat par la thématique de la démocratie et donc de discuter sur la conception que notre société a de la culture et la place qu’elle lui offre.
    Je me demande donc si elle ne devrait pas être en permanence réévaluée, réinterrogée et pourquoi pas protégée d’une pensée hégémonique qui vise à dissoudre la valeur et le sens artistique dans une prétendue « rentabilité » culturelle ?

    Je crois que Monsieur Kanaan sera d’accord, si on affirme que toute politique culturelle doit évaluer de la manière la plus indépendante possible les conditions d’exercice d’une diversité artistiques afin de la soutenir, et d’améliorer et consolider le statut de ceux qui les exercent.
    Dans ce sens, parler de Démocratie, revient à trouver concrètement des mécanismes qui garantissent la pérennité et l’indépendance des structures et des démarches, pour que des projets artistiques puissent continuer à éclore.

    Gabriel Alvarez Metteur en scène et co-directeur du théâtre du Galpon.

  4. Aude

    Pour ma part, je regrette que l’on n’ait pas pris au sérieux plus tôt (au contraire de maints pays occidentaux) les problèmes de la formations des professionnels de la culture et la mise en place de la recherche appliquée ou fondamentale. Certaines impasses actuelles sont tout de même le résultats de décennies d’approches régies par le ‘Kantönligeist’, la distinction, la concurrence à tout crin. En me rapportant au sociologue P.-M. Menger je parlerai aussi de statégies d’éviction. Je ne connais pas les remèdes. Peut-être la mise sur pied de formations modulaires continues pourraient faire partie d’une batterie de mesure dont le monde de la culture et ses publics pourraient bénéficier, je ne sais pas. La peur de voir se perpétuer et se multiplier ces clusters entre high & low. Ceux qui peuvent tout se payer grâce à leur capital culture et social et ceux qui rament. Je ne sais pas ce que le politique peut nous dire, l’attente est forte tout en sachant qu’il ne faut pas tout attendre….

  5. Barbara Schlittler

    Je me joins à tous ces commentaires pour souligner une fois encore la déception qu’en 2012, les organisateurs de ces rencontres n’aient pas intégré la richesse potentielle et confirmée de scènes décloisonnées!

    Et comme tous, je souhaite des rencontres sur les Arts de la scène et non seulement du théâtre et espère vivement que les organisateurs reviendront en arrière avant le début de ces dites rencontres pour ouvrir un débat plus représentatif de la réalité genevoise!

  6. Margaux Monetti

    Il est regrettable que la danse ne soit pas intégrée à cette initiave. En effet grâce à de nombreux chorégraphes tout à fait talentueux, la danse est bien présente dans les salles de spectacles en Suisse Romande et attire bon nombre de spectateurs.

    Cependant celle-ci montre encore des flaiblesses: lieux, subventions, médiation, intermittence…toutes ces problématiques vont être abordées lors de ces réflexions pour le théâtre…pourquoi pas la danse? Vouloir compartimenter le théâtre de la danse alors qu’ils représentent tous deux des arts vivants est surprenant; nous gagnerons sans aucun doute à nous associer!Margaux

  7. Il est effectivement dommage de ne pas avoir conçu une plateforme plus large avec cependant, des groupes de réflexion sur des sujets ciblés, par disciplines artistiques.

    Mais puisque ces Rencontres du Théâtre sont déjà bien avancées dans leur organisation, pourquoi ne pas initier au plus tôt des « Rencontres de la Danse » de façon à pouvoir mettre en commun avec le théâtre les points qui peuvent l’être? (6, 7 et 8?).
    Cela permettrait de ne pas rester dans la réflexion pure mais bien de s’attaquer à des problèmes concrets liés à la danse, pour y apporter des solutions concrètes, ce dont notre secteur a terriblement besoin pour continuer son développement remarquable.

    Richard Afonso
    Chargé de diffusion et de communication

  8. Bacci

    Je suis d’accord avec les commentaires de Gilles Jobin. Il n’y à rien à ajouter. En tant que danseuse, je viens de terminer un travail avec des comédiens. Ensemble nous avons travailler sur un même sujet. Nos divers points de vue, nos expériences, nos approches sur le sujet, ont permis au sujet de s’enrichir. Nous vivons un temps ou les diverses disciplines des arts vivants se mélangent, se rencontrent, s’entraident. C’est pas le moment de s’enfermer dans sa bulle, de régresser mais au contraire de s’allier, d’évoluer, de discuter ensemble. Je serai ravie de venir au « Rencontres des Arts de la scène »!!!!!! T.

  9. Je rejoins les commentaires précédents sur les champs que doivent recouvrir de telles rencontres.
    Oui il y a les arts de la scène, il y aussi les arts vivants hors murs, portés ou non par les institutions et structures culturelles.
    Il est indispensable d’intégrer l’ensemble des disciplines des arts vivants. En ouvrant la dénomination de ces rencontres, les échanges permettront de débattre sur les besoins et spécificités des artistes et des structures aujourd’hui et dans une perspective de demain.

    Aujourd’hui et demain se construit par une vision transversale et ouverte de la formation, de la création, de la production, de la diffusion et de la médiation

    Sur scène et hors scène.

    Nathalie Tacchella
    chorégraphe cie estuaire – co-responsable du galpon

  10. Madeleine Piguet Raykov

    Je dis oui à une « Rencontre des Arts de la scène ». il est temps de donner sa place à la danse…à tous les niveaux. Je vous rejoins tous dans vos commentaires. Et que vive le monde du spectacle.

    Madeleine Piguet Raykov
    danseuse et comédienne genevoise

  11. Simona Ferrar

    Je suis d’accord sur le fait que le terme « arts de la scène » offrirait une projection vers l’avenir plus ouverte, riche et complète. Ça me paraît vraiment dommage de ne pas laisser une place claire et entière à la danse et aux autres arts de la scène dans une telle rencontre.

  12. Je trouve également préoccupant le manque de pleuralité dans le débat proposé. C’est une formidable opportunité de réunir les professionnels de la scène et de lancer des discussions qui pourront forger la politique culturelle Genevoise.

    Imaginons qu’il s’agisse de débattre sur l’art puis de choisir une seule discipline, la peinture…

    L’art chorégraphique (riche en diversité lui-même) doit absolument faire part de façon officielle de ces rencontres il me semble.

    Sean Wood
    directeur de formation professionnelle en danse à Genève

  13. hominal mc

    Effectivement Gilles Jobin, parlons des arts de la scène. société contemporaine = art contemporain = pratique hybride, multiforme. nous naviguons tous comme artiste d’une pratique à l’autre, c’est la richesse de notre société contemporaine et c’est important de défendre cette richesse en parlant des arts de la scène. mch

  14. Yehudith Tegegne

    Le questionnement et les reflexions de Gilles sont tout à fait pertinents. Qu’en est-il de la danse dans tout ça?

  15. Gilles Jobin

    Si ont lieu des rencontres théâtrales cela signifie-t-il qu’il y aura aussi des rencontres de danse? Si on parle de la Nouvelle Comédie dans le cadre des rencontres théâtrales est-ce que l’on abordera la place de la danse dans cette Nouvelle Comédie? Si on parle des travaux du Galpon cela concerne-t-il aussi la danse puisque c’est aussi un lieu de création de la danse?

    Si on rénove le Théâtre de Carouge y aura-t-il dans son cahier des charges la mission d’accueillir une véritable programmation de danse, de produire des spectacles de danse? Est ce que l’on peut consacrer 8 soirées au théâtre à Genève sans parler de la danse? Est ce qu’un/e chorégraphe genevois/e doit passer huit soirées à écouter parler de théâtre pour pourvoir parler un petit peu de danse?

    Est ce que la manière dont la danse fonctionne à Genève ne pourrait pas être un modèle pour le théâtre? Est ce que lorsque l’on nomme un directeur/ice dans une institution de la ville comme le Théâtre du Grutli ou l’Orangerie on évalue la politique qu’il/elle aura en faveur de la danse? Quand on parle du soutien aux intermittents est ce que cela ne concernera que les intermittents du théâtre ou aussi ceux de la danse? A-t-on analysé les taux d’emploi des danseurs intermittents en comparaison avec ceux des comédiens?

    Un intermittent/e au chômage ne produit rien et coute de l’argent à la société à travers l’assurance chômage, peut-ton calculer le rapport d’une subvention permettant de le/la faire travailler et pour autant de générer des ressources et de l’activité plutôt que des dépenses et de l’inactivité? Un danseur/euse ou un comédien/enne au chômage coute-t-il plus cher ou moins cher à la société qu’un danseur/euse ou un comédien/enne qui travaille grâce à des subventions?

    Est ce que l’on aurait pas plutôt dû organiser les rencontres des arts de la scène puisque si on parle de théâtre et de danse on exclut de fait les pratiques hybrides qui composent un partie non négligeable de la scène genevoise? Est-ce qu’en 2012 cela fait encore sens d’envisager une politique théâtrale plutôt qu’une politique des arts de la scène?
    Gilles Jobin – Chorégraphe genevois

    • papilloud anne

      Je partage sur un point (au moins) les remarques de Gilles Jobin: il serait utile et intelligent de penser arts de la scène!

    • Il n’y a pas de sens de faire en 2012 un rencontre « théâtrale », mais un rencontre des « arts de la scène » oui. La exclusion de la danse de ce rencontre à Genève, ou la scène chorégraphique est un pole d’excellence reconnue, ainsi que d’autres formes d’expressions moins facilement classable, performances, etc. démontre une fermeture de vision. Dommage pour un événement que questionne l’avenir…
      Je suis d’accord avec Gilles Jobin sur plusieurs points.
      Guilherme Botelho / Alias compagnie
      chorégraphe genevois

    • Bonjour,
      Je salue l’initiative pour le théâtre et me joints à vous pour la dénomination « Arts de la scène ».

      Nous vivons dans une pluralité d’expressions culturelles qui, pour vivre et s’épanouir, se rencontrent et se nourrissent entre elles.

      J’organise depuis 3 ans, des Dimanches du conte, dans un lieu marginal, non subventionné, non reconnu pour une discipline traîtée comme une sous-catégorie infantile du théâtre et je sais que mes collègues conteurs et conteuses seraient ravi d’avoir un peu plus de considération!

      Merci d’entendre nos voix
      Deirdre Foster

    • Je me rallie à la demande d’intégrer la danse à cette plateforme.

      La richesse réside dans la diversité nous disent les politiques ! ben c’est le moment d’en profiter et d’intégrer tous les arts de la scène et les arts vivants dans un tel échange.

      Poser des actions sur les mots.

      A quand une vision globale de notre culture ?

      Manon Hotte
      Cie Virevolte / Atelier Danse Manon Hotte

    • Entièrement d’accord avec Anne Papilloud, qui est elle-même d’accord avec Gilles Jobin (au moins sur un point): les arts vivants (danse, théâtre, performance) doivent être considérés dans leur diversité et leur pluralité.

      Guillaume Béguin, metteur en scène

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